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Mauritanie, dans le train du désert

15 Janvier 2019 , Rédigé par Nicole Faucon-Pellet Publié dans #Chinguetti, #Mauritanie, #coup de coeur, #voyages

Le train du désert, Mauritanie

Le train du désert, Mauritanie

Envoûtante Mauritanie

 

J’en reviens.

D’abord une nuit sous le tikite à Azougui. Puis le train du désert, flèche bleue qui fend l’immensité de sable depuis Choum et son totem Ben Amira, monolithe géant divorcé de son ex, Aïcha, qui s’est vu honorée par des sculpteurs du monde entier.  Le train foule le rail jusqu’à Zouérate dont le ventre ouvert regorge de minerai de fer ; là, un chantier pharaonique broie et digère la terre qui s’en va dans un sinueux cortège de wagons jusqu’à Nouadibou.

Passage à Atar puis direction Chinguetti et ses bibliothèques, ses palmiers et ses dunes à l’infini. La semaine est déjà écoulée, l’avion décolle me laissant un goût d’inachevé.

 

Là-bas, des djinns à l’œuvre, invisibles, séduisent les voyageuses enivrées à l’écoute des grands boubous se déplaçant dans la nuit ; émoustillées par les trois thés à la menthe ; victimes de somnolence à l’ombre des palmiers ; émues face aux dunes jamais identiques. Leurs regards s’envolent dans les passes vertigineuses, la vue d’une prunelle de charbon entre les fentes du chèche, d’une bague qui brille sur le sombre d’une main les chavirent et les contes du soir murmurés près du feu sous le ciel étoilé achèvent de les subjuguer…

D’autres djinns maléfiques, tout aussi invisibles mais peu nombreux, distillent leur venin, vous dégoutent du vent de sable, de l’absence d’eau chaude et de la présence du chacal, laissent entendre qu’il y a des esclaves, que certains opposants sont en prison…

 

Moi je suis victime des bons djinns. Un délicieux bien être m’envahit dès que l’avion se pose sur le petit aéroport d’Atar, dès que le visa est collé sur mon passeport, dès que je monte dans le Toyota pour rejoindre les grands espaces de sable, de regs et d’ergs. Me coucher sous la khaïma en écoutant le murmure du vent sur la toile, laisser mon regard se perdre dans l’infini du ciel où brille souvent une lune en forme de calebasse et mes oreilles exploser dans le silence, regarder le soleil se lever dans une féerie de lumière, m’allonger sur la natte à l’ombre des palmiers, regarder ces fils de nomades un peu poète, un peu conteur, incroyables bricoleurs, excellents cuisiniers, guides savants et pédagogues hors pair : des journées de bonheur.

 

Envoûtante Mauritanie. Je suis prête à repartir.

Merci les amis du Point-Afrique.

 

Mauritanie, dans le Train du désertMauritanie, dans le Train du désert
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Mauritanie, dans le Train du désert

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