Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
nicole-faucon-pellet.overblog.com

Arab jazz de Karim Miské

27 Avril 2013 , Rédigé par Nicole Faucon-Pellet Publié dans #j'ai lu

Arab jazz de Karim Miské

Arab jazz de Karim Miské

Chez Viviane Hamy collection Chemins Nocturnes.

19° arrondissement à Paris, ca grouille de nationalités et de religions confondues. La super flic Rachel Kupferstein, Jean Hamelot flic breton, fils de militant communiste et leur chef Mercator mènent l’enquête sur le meurtre odieux d’une hôtesse de l’air nommée Laura.

Ahmed Taroudant, le voisin du dessous, découvre le meurtre. Ce lecteur insatiable de polar, plongé dans son monde onirique, se remémore alors son passé: sa mère Latifa enfermée, ses racines obscures, ses visions… Il va faire un coupable idéal. « Trois ans d’analyse lui ont au moins appris à tenir sa parano en laisse ».Alors, Ahmed sort de sa léthargie

Par ailleurs, il y à Jakubowicz, dit Dov, juif, rasta, intello, un peu grassouillet, chimiste de première qui met au point le godzwill, un produit miracle. Tout s’enflamme lorsqu’il rencontre Susan qui hait son père Abigail, témoin de Jéhovah qui lui a « volé sa substance ». Avec son jumeau James, elle a juré de se venger.

Il y a aussi Bintou, Aïcha, Rébecca et leur frangin Alpha, Mourad et Ruben, Monsieur Paul le vieux libraire arménien et anarchiste, le psychiatre Docteur Germain, Abelhaq Haqiqi qui tient une salle de prière, Sam le coiffeur, des flics véreux : Enkell et Benamer, Mathilde et Vincenzo d’odieux témoin de Jéhovah installés en Poitou-Charentes et parents de Laura.

Un gigantesque complot s’installe mêlant la drogue, les salafistes, les juifs, les musulmans…

Ca pète dans tous les sens.

Rachel, lors des interrogatoires, « observe les coqs qui se rengorgent. Ça la stupéfie toujours de voir à quel point la flatterie opère »

Un policier d’aujourd’hui, au style ultra moderne, à lire tout doucement, à déguster sans s’arrêter, mais avec parcimonie. Difficile de suivre le déroulement tant les éléments se déchaînent et les différents personnages se succèdent.

Quand à moi, je le relirai un jour prochain pour mieux comprendre les rouages de l’auteur.

La quatrième de couverture dit ceci : À Paris, le 19 est un arrondissement des plus cosmopolite : sushis kasher, restaurant turc, coiffeur juif, libraire arménien…

Seul Ahmed Taroudant demeure à l’écart : prisonnier de son histoire, rêveur, lecteur fou de polars… jusqu’à ce qu’il découvre le corps affreusement mutilé de sa voisine et amie, Laura Vignola, attaché au-dessus de son balcon. Il comprend vite qu’il constitue le coupable idéal. L’horreur de la situation l’extirpe de sa léthargie, et il va collaborer avec les lieutenants de la Crim’ qui mènent l’enquête, la flamboyante Rachel Kupferstein et le Breton Jean Hamelot. Les imaginations s’enflamment. Mais, ensemble, ils détiennent les éléments pour décrypter cette mort. Un meurtre symbolique exécuté par un fou de Dieu loubavitch ou salafiste ? Qu’en est-il du père de Laura, Témoin de Jéhovah, dont l’influence s’étend jusqu’à New York ?

Quel rôle joue le Godzwill, cette si jolie pastille qui traverse les frontières ?

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article