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Marie Ndiaye : "Trois femmes puissantes"

27 Mars 2014 , Rédigé par Nicole Faucon-Pellet Publié dans #j'ai lu

Trois femmes puissantes de Marie Ndiaye

Avec un nom pareil, il me semblait qu’elle était originaire du Sénégal. Alors, comme je suis en pleine recherche sur ce pays, je me suis lancée dans la lecture.

J’ai eu l’impression qu’un 35 tonnes s’était garé dans mon jardin ! Qu’un dinosaure rescapé s’était introduit dans ma maison !

Le style de Marie Ndiaye est lourd, ampoulé, des phrases à n’en plus finir écrites souvent au passé simple, quasiment aucun dialogue : des pleines pages horriblement ennuyeuses.

La première partie relate les états d’âme de la malheureuse Norah, avocate et mère d’une petite Lucie. Jakob son compagnon a « un pouvoir d’enchantement », une grosse dose de paresse : il ne deviendra jamais avocat, ne participe pas aux frais de la maisonnée… Norah a introduit chez elle un homme et une fillette qu’elle doit entretenir. Elle se voit comme une femme vertueuse, ponctuelle, scrupuleuse, assommante.

Norah retrouve son pervers de paternel après des années de silence. Les jumelles, fruit du dernier mariage du père, sont enfermées dans leur chambre.

Sony, son petit frère kidnappé par le père, quand elle avait huit ans, est devenu un « captif choyé », tandis qu’elle menait une vie âpre et sombre, frugale et méritante, aux côtés de sa mère et de sa sœur. Norah s’est débrouillée seule pour devenir avocate, elle a trimé dur et vécu difficilement.

Sony est accusé d’avoir tué la dernière épouse du patriarche dont l’affaire à Dara Salam a périclitée et qui dort dans un flamboyant devant la maison ! J’en déduis que le récit se déroule quelque part au Sénégal, mais l’auteur ne donne pas d’indication.

Devenue forte et fine, manœuvrière, Norah décide de sauver son frère qui avoue avoir eu une relation avec la femme de son père et affirme que les jumelles sont de lui.

Après une entrée en matière difficile à digérer je finis par me prendre au jeu quand tout à coup, au moment où ça commençait à devenir intéressant, la nouvelle s’arrête brusquement !

Le second texte est imbuvable. Je n’en ai lu qu’une quinzaine de pages. C’est l’histoire de Rudy Descas et de ses démêlés avec sa femme Fanta.

La troisième partie relate l’histoire de Khady. C’est du même acabit : un texte insipide, long comme un jour sans soleil, comme un pas de vieillard souffrant le martyr pour faire quelques mètres.

L’éditeur Gallimard qualifie ces Trois Femmes Puissantes de « récit ».

Moi, il y a fort longtemps que je n’avais pas eu en main un livre aussi rébarbatif.

Marie Ndiaye : "Trois femmes puissantes"
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