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Et Dieu créa le bombyx disparate et son ami le calosome

10 Juillet 2019 , Rédigé par Nicole Faucon-Pellet Publié dans #coup de geule

Pyrale du buis, bombyx disparate, Dieu régénère nos forêts...

 

Notre forêt va-t-elle disparaitre sous l’œil indifférent des populations locales ? Les langues vont bon train ; quelques téméraires luttent vaillamment contre la pyrale du buis qui détruit peu à peu nos contrées ; les pouvoirs publics restent silencieux et passifs face au phénomène.

Des nuées de papillons, semblables à des flocons de neige, envahissent les lieux. Les buxaies ont quasiment disparu du paysage ; les carcasses grisâtres des buis dressent leurs squelettes dans la garrigue.

De plus, la chenille du chêne vert, bombyx disparate, est aussi à l’œuvre et n’a qu’un seul prédateur : un coléoptère nommé calosome. On dirait bien qu’un incendie est venu à bout de nos vaillants chênes verts qui montrent leurs squelettes nus et pitoyables.

Sur la route qui mène à Bidon, un tapis de chenille tapisse la route et je ne reconnais plus le paysage !  

Il se dit dans le milieu scientifique que « les chenilles et les calosomes représentent un garde manger considérable pour les oiseaux, les chenilles, les chauves-souris, les genettes ou renards. » et que c’est donc « une bonne nouvelle pour la biodiversité. »

Une bonne guerre, rien de mieux pour rebondir, n’est-ce pas ?

Cela ne rapporte rien d’entretenir l’environnement, me direz-vous. Les élus préfèrent modeler selon leur goût les paysages bordant le pont d’arc. Les élus préfèrent taxer les touristes qui viennent admirer les rives de la rivière Ardèche. Les élus préfèrent achever de détruire le paradis des gorges de l’Ardèche. L’œuvre est déjà bien entamée : les vrais amoureux des gorges ont déserté depuis longtemps les lieux pour laisser place aux canoës et kayaks, dont le commerce lucratif est piloté par des loueurs monarques et souverains.

L’écologie est en vogue, l’environnement est soi-disant le souci de tous, la disparition des espèces fait le bug, mais notre forêt disparaît sans que nul de lève le petit doigt. Certains signent des pétitions pour l’arrêt de la chasse à la baleine, mais ne faudrait-il pas commencer par balayer devant sa porte avant d’aller s’immiscer dans la politique des pays étrangers.

Dans quel monde vivons nous ?

Un monde dans lequel je suis de plus en plus mal à l’aise.

 

Les oeuvres du bombyx disparate et de la pyrale du buis

Les oeuvres du bombyx disparate et de la pyrale du buis

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Autrefois, les Calosomes régulaient les population de Limantria dispar. Ça se faisait par cycles : Quand il n'y a plus assez de chenilles, les calosomes se raréfient, et les chenilles reviennent en quantité, affolant les populations qui réclament immédiatement un traitement.
Si l'on ne fait rien, les calosomes se multiplient, et on est tranquille pour quelques années, en tolérant un peu de Bombyx disparatre pour maintenir la nourriture des Calosome.
Si l'on traite, malheureusement on le fait avec des produits qui tuent tout, chenilles et imagos des Limantria dispar, (mais pas les œufs, bien protégés par un revêtement d'aspect molletonné), on tue aussi tous les Calosomes, quelques oiseaux, quelques petits mammifères et d'éventuels amphibiens.
Les œufs, bien protégés vont éclore et les chenilles n'auront plus aucun prédateurs.
Il y a déjà une trentaine d'années que l'on a initié ce cycle infernal, et maintenant il va être bien difficile de revenir en arrière, car les Calosomes, encore très nombreux dans les années 80-90, sont devenus plutôt rares.
Il faudrait au moins revenir à des moyens de destructions plus spécifique (BT, pièges à hormone — Pareil pour Cydalima perspectalis), ça coûte plus cher, certes, mais à une époque où tout le monde se dit “écolo” et “bio”, il ne faudrait pas que ces termes ne soit que des vitrines politiques ou des arguments de vente.
En tous cas, que ce soit pour l'écologie ou pour la gestion “politique” des espaces, il faudrait d'abord demander aux vrais naturalistes avant de faire quelque chose. Ici, c'est la gestion administrative qui est mauvaise, mais ailleurs, des positions écologiques à vue courtes, font plus de mal que de bien.
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