La Femme en Vert d’Arnaldur Indridason
La Femme en Vert d’Arnaldur Indridason,
C’est en direction du lac de Reynisvatn, dans le quartier Thusöld en Islande qu’un enfant découvre un joli os, un os humain.
Une femme victime de violence conjugale tombe dans la culpabilité : elle avait bien du faire quelque chose de mal pour provoquer chez lui une telle réaction… Mikkelina, sa fille dont le père est mort en mer, Grimur son nouvel époux l’affuble de surnom tel que le rejeton de la putain ou l’éclopée. Il n’a ni frère, ni sœur, son paternel est décédé lorsqu’il était en bas âge, il a grandi trimbalé de ferme en ferme. Elle a été adoptée, ballottée de maison en maison avant d’être placée comme domestique. Elle croit que la violence subite de son mari n’est qu’un écart de conduite. Mikkelina est atteinte de méningite, la femme est enceinte lorsque démarre le récit.
Les enquêteurs se mettent au travail : Elinborg de la police criminelle de Reykjavik, la cinquantaine, aimant la bonne chère, mère de quatre enfants ; Sigurdur Oli qui se livre à des ébats frénétiques avec Bergtora et Erlendur le taciturne dont la fille Eva Lind se drogue, dont le fils Sindi ne donne pas de nouvelles, et dont la femme Halldora ne le lui pardonne pas de l’avoir quittée.
Grand, hirsute, bouche démesurée avec deux grandes défenses jaunâtres, Skarphédinn un archéologue se propose de fouiller la tombe.
Erlendur trouve sa fille dans une flaque de sang. Elle est dans le coma.
La femme battue s’enfuit ; son mari Grimur la retrouve, menace de tuer les enfants si elle récidive. La solitude d’Erlendur se resserre. Les buissons de groseilliers là-haut sur la butte de Grafarholt l’intriguent. Mikkelina la petite infirme entend sa mère hurler et se met la tête sous l’oreiller.
L’enquête progresse doucement. Solveig la fiancée de Benjamin a disparu en mer.
Grimur se comporte en homme violent à la maison et d’une autre diamétralement opposée hors du foyer. Lors du passage de la comète Halley traînant sa queue composée d’acide cyanhydrique, les gens se sont rassemblés dans le réservoir à gaz pour y passer une nuit d’orgie avant la fin du monde. Grimur s’amuse à faire croire à sa femme qu’elle a été conçue là.
Simon et Tomas les deux fils, voient leur mère qui boîte, portant toujours un œil au beurre noir. Grimur est emprisonné ; Dave un soldat adoucit le quotidien de la femme battue et des trois enfants. Enfin la mère, sans identité dans le récit, la victime se livre, dit son calvaire, sa honte.
L’étau se resserre sur une piste : Benjamin est le principal suspect. Sa fiancée a disparu après avoir rompu avec lui, elle était enceinte suite à un viol.
Erlendur parle à sa fille toujours dans le coma. Il lui raconte l’histoire d’un petit garçon qui a quitté la campagne et traîne sa solitude.
Sigurdur Oli affronte la colère de Bergthora qui veut le mariage et des enfants.
Deux cadavres se trouvent dans la fosse : un homme et un nourrisson.
Erlendur trouve enfin une vieille femme dont le pied bot apparaît sous son manteau vert ; elle dodeline de la tête et regarde les groseilliers. L’infirme Mikkelina raconte la géhenne de sa mère, son combat que je vous laisse le soin de découvrir.
Erlendur avoue à sa fille son propre calvaire : la perte de son frère dont il a lâché la main au cours d’une tempête de neige.
À la dernière page on connait enfin le patronyme de cette femme martyre : Margaret.
Eva Lind ouvre les yeux.
Merci Arnaldur Indridasson pour ce récit poignant, pour les descriptions minutieuses des personnages et des paysages. Merci d’avoir terminé cette Femme en Vert sur une note positive.
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« Redcurrant, berries » par Schnobby — Travail personnel. Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.
