Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
nicole-faucon-pellet.overblog.com

Françoise Bourdon : Le Mas des Tilleuls

1 Novembre 2012 , Rédigé par Nicole Faucon-Pellet Publié dans #j'ai lu

Françoise Bourdon : Le Mas des Tilleuls

J’ai passé 3 jours en compagnie de Françoise Bourdon, à arpenter la Montagne de Lure, à visiter Saint-Pancrace, à côtoyer Lilas, Jean Baptiste, Agathe-Marie, Nine, Zacharie, la petite Vermeille, ce vieux bougon caractériel de Sosthène et cette garce de Séraphine. Je me suis régalée.

Impossible de lâcher ce Mas des Tilleuls, une fiction très bien documentée où le lecteur est mené de main de maîtresse jusqu’à l’issue heureuse au bout de 316 pages d’un récit haletant.

Quelques scènes décrites avec perfection m’ont apportées des renseignements, par exemple lors de la coupe de la lavande à la faucille : « En gars de la campagne, Jean-Baptiste savait qu’il convenait de boire suffisamment mais pas trop. Comme la plupart des coupeurs, il gardait un caillou dans la bouche afin de saliver régulièrement. »

Ou encore, lorsque Lilas vient d’accoucher : « Agathe-Marie portait un panier contenant deux œufs, un morceau de pain, du sel et une allumette et prononça la phrase traditionnelle :

Siègue bon coumé lou pan, plein coumé un iou, savi coumé la sau e dré coumé uno brouqueto. »

Il est question de l’horloge de parquet dont les battements emplirent toute la pièce. Je suis allée chercher sur le dictionnaire. L’horloge de parquet est une pendule sur pied avec un système de balancier à l’intérieur du boîtier. La taille d’une horloge de parquet est autour de 1,8 - 2,4 mètres. Le boîtier est souvent orné de sculptures sur la partie haute. Les horloges comtoises sont des horloges de parquet fabriquées en Franche-Comté. Le boîtier ou gaine est en bois, souvent en épicéa.

Et puis « Emile et Léon, qui jouaient l’un du violon l’autre de l’ocarina ». C’est un instrument de musique à vent de forme ovoïde, ressemblant à une tête d’oie ; d’où son nom : en italien, oca signifie « oie », et ocarina, « petite oie ». C’est un instrument traditionnel, en Afrique, il est conçu dans l’écorce de certains fruits, en terre cuite en Amérique et en porcelaine en Chine. Il aurait à peu près 12 000 ans d'existence. Son usage en Europe remonte aux alentours de 1860 lorsque Giuseppe Donati transforme ce qui n’était alors considéré comme un jouet en un instrument de musique classique.

On apprend l’hymne républicain lorsque Jean-Baptiste est prisonnier :

« Marchons, marchons républicains

Un poignard à la main.

Oui, oui les montagnards

Sont les soutiens de notre République

Plantaren la farigoulo

Sur la montagno arapara,

Faren la farandoulo

La montagno flourira. »

Il est beaucoup question de botanique, « genévrier, sarriette vivace, l’immortelle stéchade ou la rue-de-montagne, dont l’odeur s’accentuait quand on la froissait entre ses doigts. »

Et ceci : « Ta mère appelait l’aphyllante de Montpellier le Pain de Coucou. J’ai longtemps cherché une explication. C’est très simple : les graines de cette plante, riches en gras, sont précieuses pour les oiseaux en automne, à l’époque des migrations ».

Depuis que j’ai refermé ce Mas des Tilleuls, je n’ai qu’une seule envie : aller à la rencontre de la montagne de Lure.

Merci Françoise pour ces heures de bonheur.

N F-P

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article