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Daniel Esnault : Le Paysan Accordéoniste

9 Septembre 2013 , Rédigé par Nicole Faucon-Pellet Publié dans #j'ai lu

Le Paysan Accordéoniste de Daniel Esnault

Quatre-vingts ans, bon pied, bon œil, Henri Petiot, un paysan de l’Allier se rend au salon de l’agriculture, fidèlement, chaque année avec ses cochons toujours primés. C’est là, entre deux dédicaces au stand de l’Association des Écrivains et Artistes Paysans que Daniel Esnault a rencontré l’éleveur. Ce dernier lui a proposé d’écrire son histoire ; ainsi est né ce Paysan Accordéoniste qui raconte le parcours d’un homme depuis sa fonction d’aide familial chez ses parents à celui de propriétaire du domaine de Troussière.

Né en 1929, Henri a passé sa jeunesse à côté de Liernolles, dans une petite locaterie comme on dit dans la région, pas loin d’un endroit dénommé Turail des Quatre Piliers où étaient érigées les fourches patibulaires, autrement dit le gibet de la justice et où les condamnés à mort étaient exposés à la vue des passants…

Le dimanche le gamin sonne les cloches et chante les cantiques à plein poumon tandis que les commentaires vont bon train sous la caquetoire à l’entrée de l’église. Pour attraper les grenouilles, il utilise la lampe de poche ; « toutes les techniques sont bonnes pour arriver à sa faim… » écrit malicieusement l’auteur.

Tout jeune, Henri a deux passions : l’accordéon et la terre.

À 14 ans certificat en poche, il s’inscrit pour des cours par correspondance pour apprendre le solfège et anime les bals populaires et les mariages. Ainsi cet infatigable travailleur se fait des sous.

« Il s’occupe des labours car il aime trotter et guider les chevaux à travers les sillons. Sentir la terre, l’humus, écraser une motte de sa main, le remplit de bien-être. »

« Henri laboure avec une charrue à oreille pour établir une raie », et « pour avoir du bon vin, il y passe du temps, entre la taille, le déchaussage, le sulfatage et la quantité de visite de courtoisie ».

Henri et sa femme Anne-Marie achètent dix cochons Large White aux oreilles droites et bien attachées donnant une tête typée. On le surnomme bientôt le docteur Petiot tant il est attentif au bien être de ses bêtes.

Ce livre est un vrai voyage à travers le temps. J’y ai appris que le concours général agricole remontant à 1870 est remplacé par le salon de l’agriculture en 1964 grâce à l’impulsion du Général de Gaulle et d’Edgard Pisani.

Des détails donnent une idée juste de l’évolution du monde paysan : Anne-Marie passe son permis en 1961, l’assurance maladie fait son apparition ; en 1962, le problème du grand âge trouve un début de solution grâce à l’indemnité viagère de départ ; en 1967 les WC sont installés dans la maison…

J’aime la légende du loup blanc et « le génie meurtrier de l’homme qui a permis la destruction de l’espèce canis lupus ». J’aimerais aller voir le Jaquemart de Moulins. J’ignorais la définition de ce terme : c’est un automate d’art représentant un personnage sculpté en bois ou en métal, qui indique les heures en frappant une cloche avec un marteau. J’apprécie la définition de la vache : « elle a une barre de coupe à l’avant, un épandeur à l’arrière ! » ; et aussi le coup de gueule contre le « hors-sol » dicté par la course au rendement et responsable de la pollution des nappes phréatiques.

Merci Daniel Esnault pour ce beau livre. Il m’a rappelé bien des souvenirs à la ferme et m’a fait voyager dans ce milieu paysan que j’aime tant.

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Quatre-vingts ans, bon pied, bon œil, Henri Petiot, un paysan de l’Allier se rend au salon de l’agriculture, fidèlement, chaque année avec ses cochons toujours primés. Photo Jean-Marc PELLET

Quatre-vingts ans, bon pied, bon œil, Henri Petiot, un paysan de l’Allier se rend au salon de l’agriculture, fidèlement, chaque année avec ses cochons toujours primés. Photo Jean-Marc PELLET

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P
Que dire .... de ce livre puisque vous y détenez la &quot;vérité&quot; sauf que la &quot;vérité&quot; est tout autre , c'est bien la famille Didier qui a été la cheville ouvrière de ce GAEC apportant finance et travail ,ayant toujours des parts dans ce GAEC ;lui Petiot s'occupait &quot;des relations extérieures &quot; et chaque voisin peut dire que ce livre fait sourire ...amèrement ; car il y a toujours un Didier qui y souffre , c'est Jean Luc déficient visuel il en assure néanmoins un énorme travail ... dans l'ombre , exploité il l'a été , et l'est toujours .... non décidément ce n'est pas l'image idyllique que vous semblez dépeindre loin s'en faut , vous gagneriez à connaitre le paysan qui travaille à ce GAEC comme associé mais ce que j'en dit après tout ... cela me fait mal pour la famille Didier qui avec ce livre doit se sentir insultée un peu comme des esclaves qui assument le travail , mais ne sont jamais reconnu ; mais n'est ce pas souvent le cas ? .. les exemples sont légions celui ci en est un ....<br /> <br /> Un simple paysan
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M
Je voudrai me procurer ce livre, où puis-je le trouver<br /> merci de votre réponse
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B
avant de parlet de cette individu rensseiillet vous a la SPA 03 . Pour moi je connai cette perssone Mr Petitot est se livre le reflette bien car c'est menssonge et compagnie si il en est arrivé la qu'ils disent merci a seux qui on travailllet ( beau frère, belle soeur et neveu) et ouvrier qu'il a oublier ou hommie de citer dans son torchon.
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E
Monsieur, je ne sais qui se cache derrière votre personnage. Si j'ai bien compris votre français, j'ai surtout l'impression que vous êtes jaloux de la réussite d'Henri Pétiot. Je vous rappelle qu'à la sortie du livre à la ferme tous les élus de la région étaient présents, et beaucoup de monde du village, sans la visite du neveu, il est vrai. Personnellement, j'ai apporté ma plume pour retranscrire son parcours selon la mémoire d'Henri, son épouse et ses 2 fils. Il y sans doute des oublis. Par contre, vous avez du ma lire car je parle d'un ouvrier qui l'a beaucoup aidé pour l'agrandissement de sa maison. Si vous avez des contre-vérités, je vous propose de les dire en face, merci de nous en apporter les preuves au lieu de parler de '' torchon''<br /> Pour ce qui est de la SPA 03 - si les Pétiot ont gagné leur procès, idem, des jaloux ont voulu faire croire qu'il maltraitait ses chiens.Mal leur en a pris car le peu que je suis allé aller à la ferme, ces chiens sont traités avec respect. Jamais je n'ai vu Henri frapper un animal. D'ailleurs, c'est suite à cette fausse accusation, tombé malade, il s'est retrouvé à l'hôpital.<br /> En espérant vous avoir convaincu, un tant soi peu. Clt Daniel Esnault, auteur de terroir
L
... me donne envie de connaître Henri Petiot, mais aussi Daniel ESNAUT et ses oeuvres, et me replonger avec délices dans ces années que j'ai connues à la ferme ....
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J
Nicole <br /> Merci de ce beau commentaire de livre de notre collègue Daniel Esnault. Cela me donne envie de lire son livre.<br /> Dominique
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