Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
nicole-faucon-pellet.overblog.com

Je vous présente mes meilleurs vœux pour cette année qui démarre

3 Janvier 2025 , Rédigé par Nicole Faucon-Pellet Publié dans #Voeux, #coup de coeur

Vœux pour 2025

L’amour pas la haine

Je fais souvent l’impasse sur les livres que j’aime ; sur mon blog, j’ai cessé depuis bien longtemps mes chroniques littéraires qui me demandaient beaucoup de temps et m’apportaient bien peu de commentaires.

En revanche, j’écris souvent pour m’offusquer à propos des auteurs que tous les médias encensent alors que je n’accroche pas à leur style.

Pourtant quoi de mieux que le silence pour signifier mon indifférence au tapage du monde ?

Alors pour démarrer en beauté ce 2025, je viens vous parler de Darwyne de Colin Niel qui a clôturé mon année de lecture 2024.

J’ai rencontré cet auteur aux cafés littéraires de Montélimar lorsqu’il présentait Seules les bêtes. J’ai lu dans la foulée Entre fauves. Mais comment ai-je pu passer à côté de Darwyne sorti depuis bientôt trois ans !

L’homme, ingénieur agronome de métier a longtemps vécu en Amazonie, en particulier en Guyane où il situe ce livre, là où le petit Darwyne écoute les bruits de la jungle tandis que le nouveau beau-père s’installe. Ce gamin, la belle Yolanda, sa mère l’appelle « petit pian », traduisez par opossum du nom de la bête qui venait dormir contre son gosse et que le beau-père a tué d’un coup de machette. Les animaux de la jungle viennent naturellement saluer Darwyne comme ce pécari qui a miraculeusement échappé au chasseur.

Mathurine, l’éducatrice spécialisée qui adore la forêt apprivoise ce petit Darwyne aux multiples talents qui lui fait découvrir un puma « au pelage de sable, museau rose encadré par les vibrisses horizontales, regard jaune et perçant que soulignent les contours noirs » Elle est obnubilée par cet enfant, elle qui n’en a pas… « Cet enfant-là, même avec sa drôle de tête et ses cheveux pleins de nœuds, même avec ses pieds retournés de bête de foire qu’il s’évertue à ne pas montrer, c’est exactement celui qu’elle voudrait ».

Le nouveau beau-père lutte inlassablement contre la jungle qui gagne et obéit fidèlement à Yolanda. Il pense que « les enfants c’est comme les arbres, finalement, il ne faut pas les laisser pousser n’importe comment ».  

Darwyne lui, pense qu’il est une bête, « une espèce en tant que telle, bipède aux pieds retournés » comme dit sa mère.

La nature envahissant le bidonville, la cocaïne, la haine des hommes condamnés à combattre les éléments, la mère impitoyable dans le dressage de son fils, tout concourt à faire frissonner la lectrice en attente du drame qui s’avance, inexorablement… Mais, quoi qu’elle puisse imaginer, elle devra attendre la dernière page pour enfin comprendre que Colin Niel est un magicien très doué.

Je lui pardonne, je le félicite, je vous recommande ce livre et je vous présente mes meilleurs vœux pour cette année qui démarre.

Publicité
Colin Niel à Montélimar

Colin Niel à Montélimar

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article