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L’île des chasseurs d’oiseaux de Peter May

1 Novembre 2015 , Rédigé par Nicole Faucon-Pellet Publié dans #j'ai lu

Peter May, L’île des chasseurs d’oiseaux

 

À Lewis

Fin, Finlay Macleod en gaélique, vient de perdre son petit garçon Robbie dans un accident de la route ; depuis, un homme étrange, aux jambes immensément longues, hante ses rêves, comme le signe avant-coureur du retour de sa mémoire.

Inspecteur de police à Édimbourg, il doit revenir sur l’île de Lewis, au nord de l’Écosse la plus grande île de l’archipel des Hébrides, là même où il est né, pour y mener une enquête policière : Angus Macritchie, un de ses copains d’enfance, vient d’être assassiné selon le même mode opératoire qu’un meurtre sur lequel il enquêtait.

Ici, les églises se succèdent. Chacune d’elles est issue de la précédente, démonstration de l‘incapacité des hommes à s’entendre entre eux.  Chacune d’elles est un lieu de ralliement où convergent la haine et la méfiance de l’autre.

Retrouvailles

Dix huit ans après son départ, il retrouve Artair Macinnes, Marjorie Morrison dite Marsaili, son premier amour, Donald Murray le fils du pasteur, Calum devenu tisserand sur son fauteuil roulant. Il se souvient de sa tante qui l’a élevé lorsque ses parents sont décédés : c’est étrange comme certaines personnes peuvent rester bloquées dans une époque.  Il y a un moment dans leur vie qui les définit, et ils s’y accrochent pendant les décennies suivantes : même coupe de cheveux, même style de vêtements, même musique, alors que le monde qui les entoure a totalement changé. Sa tante était bloquée dans les années soixante : meubles en teck, tapis mauves, peinture orange, les Beatles… Plutôt du genre excentrique, athée convaincue, Fin a hérité d’elle son mépris pour l’église.

L’île d’An Sgeir

Avant de quitter l’île de Lewis, Fin a subi une épreuve : il a du aller, avec son ami Artair Macinnes, sur une petite île inhospitalière et isolée, An Sgeir, qui abrite une des plus importantes colonies de fous de Bassan. Les poussins massacrés tous les ans depuis des siècles fournissent le guga, un mets apprécié considéré comme raffiné, le cousin germain de nos rabasses d’hiver. Mariné au sel puis bouilli, le guga a la texture du canard et le goût du poisson.

Arrivé au sommet, il a vu tournoyer quelque chose qui ressemblait à de la neige, avant de se rendre compte que c’était des oiseaux. De magnifiques oiseaux blancs, avec des ailes aux extrémités bleu-nuit, des têtes jaunes et une envergure de près de deux mètres. Des fous de Bassan. Là, les hommes enlevaient de leurs nids deux mille poussins au milieu des guillemots, des mouettes et des fulmars boréaux.

Fin a failli perdre la vie dans cette aventure insensée ; c’est le père d’Artair qui l’a sauvé, celui qui lui a permis de passer haut la main ses examens en lui servant de percepteur. Fin a ainsi pu quitter l’île de Lewis, échapper à l’oppression de la vie du village de Crobost, de l’irritabilité et de la mesquinerie, de l’amas des rancœurs.

Dénouement

Les événements s’enchainent. Chris Adams, porte plainte contre Ange qui l’a agressé. Ce militant des alliés des animaux dénonce la tradition qui n’a plus de place dans un pays civilisé au XXI° siècle.

Cette tradition à laquelle personne ne souhaite mettre un terme, même pas Gigs le chef de l’expédition qui dit que personne d’autre ne le fait, nulle part dans le monde.

C’est là, sur l’île d’An Sgeir, que Fin arrête le meurtrier et retrouve la mémoire.

Chasse aux fous de Bassan

Wikipédia dit ceci : Aujourd'hui encore, vers la fin de l'été, une équipe de dix villageois de Ness met le cap pour Sula Sgeir afin d'y capturer le quota autorisé de deux mille jeunes oiseaux. Ils s'installent pour deux semaines environ dans un campement sommaire fait de cabanes de pierre. Les oiseaux sont plumés et salés au fur et à mesure des prises et stockés en plein air, soigneusement disposés pour former un tas en forme de cône tronqué. À la fin du séjour, ils sont acheminés jusqu'au rivage par une sorte de toboggan improvisé, puis chargés dans des canots et stockés dans le bateau, ancré à proximité, qui ramènera à Lewis l'équipe de chasse et son butin. La demande est souvent si importante qu'un système de quotas doit être institué pour satisfaire, fût-ce partiellement, tous les amateurs de guga. La loi de 1954 sur la protection des oiseaux comporte une disposition spéciale qui autorise expressément la poursuite de ces campagnes de chasse traditionnelles des hommes de Ness sur Sula Sgeir, bien que des associations de protection des oiseaux aient tenté d'obtenir leur interdiction totale.

Un livre passionnant

Un seul bémol : les tirets de dialogue sont parfois remplacés par des guillemets et paraissent assurer la même fonction. Je ne comprends pas très bien. Qui peux m’expliquer ?

Une seule remarque : pas un média ne classe L’île des Chasseurs d’Oiseaux de l’Écossais Peter May parmi les livres régionaux ! Alors qu’il relate des événements écossais avec une exactitude surprenante, quasiment ethnologique. Tiens, tiens, c’est bizarre, vous ne trouvez pas ?

... l’île de Lewis, au nord de l’Écosse.

... l’île de Lewis, au nord de l’Écosse.

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N
C'est simplement que les roman régionaux ne sont pas très vendeurs, moins en tout cas que les polars! Bon roman en tout cas, bien écrit, et avec une vraie atmosphère, mais trop longuet à mon goût, dommage.
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