Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
nicole-faucon-pellet.overblog.com

Paroles empoisonnées de Maité Carranza,

8 Août 2015 , Rédigé par Nicole Faucon-Pellet Publié dans #j'ai lu

Paroles empoisonnées de Maité Carranza,

250 pages de suspense : la terrible histoire de la jeune Bárbara Molina, séquestrée pendant 4 ans. Bárbara soupçonne son amie Eva Carrasco de prendre le parti de ses parents : Nuria Solís et Pepe Molina et s’enferre peu à peu, guidée par un pervers irréprochable.

L’œuvre de la culpabilité,

Barbara croit que son oncle et sa tante, Élisabeth et Iñaki Zuloaga, vont la conseiller. Elle n’a plus confiance en sa mère, trop soumise, sous l’emprise de son mari. Nuria est devenue craintive. La culpabilité, cette maudite culpabilité obsédante, la paralyse, se transforme en excuse, devient l’antidote de l’action ; la culpabilité qu’il lui a inoculée jour après  jour, comme un poison lent et mortel dilué par ses paroles.

Un être diabolique,

Son bourreau lui dit :

— Je suis désolé, je suis vraiment désolé ma chérie, je ne voulais pas te faire de mal, mais j’ai perdu la tête. Si maman le savait, elle me dénoncerait et on me mettrait en prison, et elle ne te le pardonnerait jamais.

Ou encore :

— Tu sais que je t’aime beaucoup, que tu me fais perdre la tête. Je veux juste te protéger pour qu’il ne t’arrive rien. Tu es naïve et tu ne te maîtrises pas, parce que tu aimes ça.

Et tandis qu’il parle, il la pousse contre le lit, en chuchotant :

— Si maman l’apprenait, il lui dirait la vérité, que je l’avais provoquée, que dans le fond, c’est ce que je voulais, que depuis toute petite je le cherchais parce que j’étais mauvaise. Et que maman mourait de chagrin. Je ne voulais pas la tuer, n’est-ce pas ?

— Tu finiras mal, tu es une dépravée, tu as pris un mauvais chemin, disait il, messianique, prophétique, avec les yeux qui lançaient des éclairs.

Le jaune, ça porte malheur !

À la réception pour son départ en retraite, le sous-inspecteur Salvador Lozano enfile une chemise jaune, malgré les conseils de sa femme qui prétend que ça porte malheur. En effet, les comédiens ne mettent jamais de jaune et Molière est mort en jaune. Il y laissera sa peau ce pauvre Salvador, satisfait toutefois d’avoir élucidé l’affaire Bárbara Molina quelques minutes avant que ne sonne minuit et que commence sa retraite officielle.

Une ombre au tableau,

Maite Carranza est Catalane. Je me demande si son histoire est tirée d’un fait réel ? Si c’est le cas, c’est le mal à l’état pur. Mais chacun sait que la réalité dépasse souvent la fiction.

L’auteur a choisi de ne pas utiliser les dialogues au cours de sa rédaction ; cela gêne la lecture, donne des pages trop pleines, sans aération et l’oblige à abuser des verbes avoir, être, dire que personnellement j’exècre. Toutefois, Paroles Empoisonnées est un récit captivant et bien construit.  

Maite Carranza est Catalane

Maite Carranza est Catalane

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article