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Arnaldur Indridason, Étranges Rivages

7 Juin 2015 , Rédigé par Nicole Faucon-Pellet Publié dans #j'ai lu

Étranges Rivages d’Arnaldur Indridason,

Hanté par son passé et la disparition de son petit frère Bergur, le commissaire Erlendur retrouve la ferme abandonnée de Bakkasel, où il est né, dans les fjords de l’est islandais. L’enfant d’Eskifjördur qui s’est perdu dans la tempête : c’est un thème récurrent chez Indridason.

Lorsqu’il rencontre Boas, un chasseur de renards, Erlendur n’est pas en mission mais en vacances

— On trouve des choses incroyables dans la tanière du goupil. Le garde-manger est bien rempli dit Boas qui raconte l’histoire de Matthildur qui a disparue sur le chemin qui franchit les failles de Hrævarskörd. Elle n’a jamais été retrouvée, tout comme le petit Bergur.

Il n’en faut pas plus pour que l’inspecteur se mette en piste. L’affaire est tombée sous le coup de la prescription ; c’est seulement la curiosité et une force qu’il a du mal à maîtriser, une force qu’il porte en lui, permanente et impérieuse qui le poussent à agir. Il éprouve un besoin constant de découvrir les choses cachées, de retrouver ce qui est perdu.

Jakob Ragnarsson, Ezra, Hrund, Armann Fridriksson, Asta, Daniel Kristmundsson : tous ces personnages jouent un rôle tandis que le commissaire remonte l’histoire morbide en se permettant quelques écarts qu’on lui pardonne volontiers.

J’apprends qu’en Amérique du Sud, certaines personnes demandent à ce qu’on leur ouvre les veines des poignets après la mort tant l’idée de se réveiller vivante dans leur cercueil les terrifie. Cette peur d’être enterré vivant se nomme la taphéphobie. Le retour à un état de conscience après avoir été déclaré mort s’appelle le Syndrome de Lazare.

Ezra n’a rien d’un criminel et ne représente aucune menace pour la société ; il ne voit pas son acte comme un meurtre, mais plutôt comme l’exécution d’un châtiment. Il exécute un homme sans défense et devrait éviter d’y penser à chaque heure de sa vie future.

Ses ossements au creux de la main, Erlendur devrait éprouver de la joie parce que son calvaire touche à sa fin et obtient enfin les réponses aux questions qui le hantent depuis la disparition de son frère.

Le fin mot de l’histoire d’amour entre Ezra et de Matthildur, la lectrice, l’auteur et les deux personnalités principales sont les seuls à le connaître. En effet, il vaut sans doute mieux que tout le monde croie que Matthidur a disparu dans la tempête et qu’elle a péri là-haut, sur la lande.

Comme à son habitude, Arnaldur Indridason nous livre de la belle ouvrage, bien ficelée, bien documentée, lente à souhait pour suivre pas à pas les pérégrinations de ce cher Erlendur.

Étranges Rivages d’Arnaldur Indridason,

Étranges Rivages d’Arnaldur Indridason,

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croukougnouche 08/06/2015 14:32

j'aime cet auteur, de même que Henning Mankell,
ces polars imprégnés de l'atmosphère brumeuse de ces contrés nordiques sont infiniment captivants ..
complètement dépaysants...
connais tu aussi ce compositeur également nordique..
http://olafurarnalds.com/
musique envoutante et mélancolique
qui nous emporte si loin..j'adore..
bises!
je suis encore surbookée à plein jusque fin juin