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Pierre Borromée : L’Hermine était pourpre

4 Avril 2015 , Rédigé par Nicole Faucon-Pellet Publié dans #j'ai lu

L’Hermine était pourpre de Pierre Borromée,

Un petit voyage dans le monde de la basoche, traduisez : ensemble des clercs des cours de justice qui étaient constitués en associations dont l’origine remonte à Philippe le Bel, ou plus simplement : ensemble des avoués, notaires, huissiers…

Une sordide histoire où le coupable, pris au piège, s’enlise jusqu’à commettre des meurtres.

Parmi les personnages, Baudry, un bon flic, issu de la France d’en bas à gauche sur la carte ; il est né à Castelnaudary et il en a conservé l’accent rocailleux. Il aime sa femme, son petit pruneau noirâtre à l’humeur aussi sèche que la peau et le Sud-Ouest où il rêve de retourner. Il vit comme un exilé, expatrié dans le grand Est étranger.

Tricard, le juge d’instruction, la tête camuse d’un faune barbu, préfère voir dix innocents en prison qu’un coupable en liberté.

Dornier, bâtonnier de l’ordre, qui décide de prendre la défense de son ami Pierre Robin lorsque son épouse est retrouvée assassinée et défigurée dans son lit.

Laurence Mauvezin, la sœur de la victime, fait son apparition après l’autopsie et les obsèques. Un peu putassière, elle se maquille à la truelle et a fait tourner la tête de Robin avant qu’il ne se rabatte sur sa sœur.

Puis c’est Marie-Christine Luce, la petite avocate qui est retrouvée étranglée dans un buisson.

Un détour dans le monde des gitans bien décidé à obtenir la vérité au sujet du jeune Johnny, et qui ose s’attaquer au palais de justice.

Les trois compères, Moreau, Dornier et Quirin qui font du vélo tous les samedis et un tas d’autres acteurs ; de nombreux coupables présumés.

Le bâtonnier, incrédule, refuse d’accepter la vérité, victime probable du syndrome de Saint-Thomas ; pourtant, son fidèle collaborateur est bien coupable ! Ganté et vêtu de noir, curieusement affublé de sur-chaussures de toiles et d’un bonnet, petit costume qui évite de laisser des cheveux et de l’ADN sur la moquette, il est finalement démasqué.

Un beau livre, bien écrit, qui a obtenu le prix du Quai des Orfèvres en 2012 ; visiblement l’auteur connaît bien le monde judiciaire.

L’Hermine était pourpre de Pierre Borromée,

L’Hermine était pourpre de Pierre Borromée,

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