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La Baume Cornillane : Premier salon festif de la page à l’assiette

7 Octobre 2014 , Rédigé par Nicole Faucon-Pellet Publié dans #coup de coeur

La Baume Cornillane,

Un peu d’histoire

Autrefois Cornillane s’écrivait Cornilhane, faisant référence à notre « lh » occitan, tout comme Pouzilhac dans le Gard, Saint-Guilhem-le Désert dans l’Hérault ou Paulhac-en-Margeride en Lozère ou Graulhet dans le Tarn ou plus près de chez nous Guilherand-Granges, Ailhon ou Silhac en Ardèche...

La Baume Cornillane a une particularité et pas des moindres : elle est le centre de la Pangée ! Autrement dit, la première fracture de la dérive des continents est née ici même.

Les pâtissiers de « Gourmandises en Drôme » ont eu l’idée géniale de créer un gâteau à base d’abricot, amande et miel dont il manque une part ! Sa forme ronde reproduit la Pangée, la part manquante représente la faille initiale et l’abricot au centre symbolise la Drôme cœur du monde. Belle preuve d’amour au terroir, j’y suis d’autant plus sensible que je suis Drômoise.

En 1562 la châtelaine Catherine de Cornillane se convertit au protestantisme ; sa citadelle est détruite. Les habitants se retirent, à l’abri du donjon et des ruines ; restent aujourd’hui encore fidèles aux huguenots.

Salon festif : de la page à l’assiette

Ces 4 et 5 octobre, sous la houlette de Brigitte Thivolle, s’ouvrait le premier salon festif de la page à l’assiette. Bibliothécaire de métier, aujourd’hui retraitée, Brigitte Thivolle a eu envie de s’investir dans le village. Et comme le seul commerce de la Baume Cornillane c’est le restaurant La Pangée, le thème était tout indiqué : de la page à l’assiette.

Avec son imagination en bandoulière, son dynamisme et sa créativité, secondée par l’amicale laïque, Brigitte avait invité Julie Haubourdin, Michèle Barrière qui a présenté l’alimentation du moyen-âge à nos jours, les Éditions Édith Delbard représenté par Philippe Barret photographe culinaire, et la jeune maison Plumes d’Ardèche, la Librairie Écriture de Chabeuil et moi même avec mes Rabassière et mon Fournil de César.

À noter la présence de Marie-Josèphe Moncorgé, qui vient de sortir un livre sur le nougat, pas du tout montilien comme le laisse entendre la légende.

Sans compter le chocolat et la pâte d’amande de Crest, la ferme des Quatre Trèfles qui propose la visite de son élevage de biquettes et ses inédits pâtés et saucissons de chèvre, les fromages de Laurent Balayn, la brasserie de la Pleine Lune de Chabeuil, les biscuits bio d’Aline qui cuit ses délicieuses préparations dans le four de son boulanger de mari qui a la particularité de se trouver dans une roulotte ! Promis, je vais aller voir ça de près.

Déco originale

Ornementation digne d’un antiquaire : vieilles cagettes regorgeant de livres ; portant offrant des textes sur le thème culinaire ; table royale dressée autour du menu diner du 6 janvier 1820 au jardin des Tuileries avec côtelettes de chevreuil à la soubise, escalopes de levrauts au sang, purée de gibier à la polonaise, cromeskis au velouté, hattelets à la belle vue à la gelée, faon de daim à la broche, truffes au vin de champagne, pannequets aux citrons confis… 

Panneaux de signalisation inventés: Trempe comme une soupe, faire choux blanc, aux petits oignons, chauds les marrons, gagner sa croûte…

Courges aux formes variées, oignons souriants, poireaux dotés d’œil, aubergines fardées en pingouins, navets métamorphosés en souris, choux fleurs se prenant pour des brebis, ail maquillé en chenille processionnaire…

Au repas de midi les assiettes de la Pangée : uniquement des produits de terroir du chef Jean-Marie Carannante du restaurant éponyme. Un régal.

Embarquement pour Cythère, lu par Marie-Pierre Donval, la Compagnie Folioles, un concours de tartine dans tous ses états, des ateliers culinaires et le point d’orgue : un festin de clôture avec soupes, tartines, surprises…

Félicitations

Un grand merci à tous les acteurs de ce festin de la page à l’assiette.

Les ruraux qui vivent et travaillent au pays, dans les champs, dans les bergeries et les étables, dans les cuisines de leur restaurant, autour de l’école et du temple au clocher vernissé : La Baume est un bel endroit. J’y reviendrai d’autant que les trufficulteurs de la Drôme des collines s’apprêtent à reprendre du collier.

Cette fête du livre m’a réconciliée avec les rencontres d’auteurs d’ordinaires si ennuyeuses.

voici la Pangée....
voici la Pangée....
voici la Pangée....

voici la Pangée....

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