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Mon fils s’est marié ce samedi 20 septembre 2014

26 Septembre 2014 , Rédigé par Nicole Faucon-Pellet Publié dans #coup de coeur

Un événement inoubliable,

Mon fils s’est marié ce samedi 20 septembre, juste après les pluies diluviennes des jours précédents. Moi la mécréante, je déclare que nous avons été bénis des Dieux. Merci à eux. Quand aux nombreuses et nombreux à avoir annoncé des cataractes pour ce jour-là, qu’ils aillent au diable.

Les préparatifs du matin, les échanges de conseils de dernier moment, le poil de chat sur le chapeau, le coup de fer sur la chemise blanche, le passage chez la coiffeuse, Tamsir qui pataugeait dans la boue, Soël très excité, le marié et son témoin qui s’habillaient dans une chambre en demandant nos avis… m’ont entrainé dans un tourbillon.

Au pied de la mairie, les invités attendaient, les familles respectives se présentaient, Guy le photographe armait son numérique ; nous guettions le véhicule de la mariée. Magnifique dans sa courte robe grège à volants, son bustier laissant apparaître les épaules, son bouquet à la main, ses cheveux bouclés disciplinés sur la droite, un collier de dentelles autour du cou, ses hauts talons amplifiant encore sa silhouette longiligne, elle est enfin arrivée. Elle luttait visiblement pour chasser son émotion qu’elle a toutefois communiquée à la partie de l’assistance féminine.

Elle a serré contre son cœur sa mère, son père, sa sœur, ses amies, ses amis, son futur beau-père et moi sa future belle-mère, et là, catastrophe, j’ai senti mon cœur chavirer, ma respiration partir en cacahuète, de drôles de frissons me parcourir… J’ai senti mes larmes affluer… J’ai pensé que j’avais oublié mes lunettes noires… Connaissant mon émotivité, je ne me suis pas pardonnée cette omission. Trop tard. J’allais devoir faire avec, comme on dit.

Est-ce possible de pleurer à un mariage, fut-il celui de son fils ! J’ai sorti la respiration des grands jours : inspirez à fond, soufflez doucement, se concentrer… Rien n’y a fait. Digue impossible à maîtriser faute de reflux trop important ! Heureusement, j’ai vu la mère de la mariée essuyer discrètement ses yeux, ma fille chasser son émoi et quelques autres sortir leurs mouchoirs en papier. Cela m’a rassurée. Les messieurs stoïques se contentaient d’admirer le couple et surtout la « novi ». Les hommes fabriquent des canons ; les femmes pleurent, n’est-ce pas ? Pourquoi n’ai je pas une carapace de mec !

Le maire de Saint-Remèze, ceint de son écharpe tricolore, a vanté les mérites de la commune avec ses célèbres gorges de l’Ardèche, ses nombreux kilomètres de rivière, son vignoble et la sacro sainte caverne du Pont d’Arc qui fait couler d’abondance salive et discours comme une Ardèche en crue.

Originalement, Evelyne Mermet, deuxième adjointe, a choisi de lire un extrait du Prophète de Kalil Gibran, dont les mots mettaient en valeur la vie de couple et la nature omniprésente.

Puis vint la lecture des textes officiels : le moment fatidique où Julie et Guilhem se sont dits oui ; où ils se sont passés la bague au doigt en hésitant entre la main droite et la main gauche ce qui a détendu un peu l’atmosphère.

Signatures des témoins, tendres baisers, remise du livret de famille, embrassades encore, poutous d’amour. Le bouleversement est descendu d’un cran, ouf…

Terrible ces moments de cataclysme dont mon corps a ressenti les effets pendant plusieurs jours.

En grande tenue, Louane, Agathe et Johan, les rejetons du couple, escortaient leurs parents, heureux de bombarder les participants de confettis.

Mes enfants Estelle et Guilhem se sont multipliés. Après un second fils en la personne de Benoît, me voici avec une deuxième fille. Merci Julie pour cette inoubliable journée de fête, de danse, de réjouissances et de sensibilité.

Et longue draille de bonheur à « mon petit Guilhem », à son épouse et à leur famille.

Et longue draille de bonheur à « mon petit Guilhem », à son épouse et à leur famille.
Et longue draille de bonheur à « mon petit Guilhem », à son épouse et à leur famille.

Et longue draille de bonheur à « mon petit Guilhem », à son épouse et à leur famille.

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